samedi 24 septembre 2016

Le gang des dentiers fait sauter la banque - Catharina Ingelman-Sundberg



Le gang des dentiers fait sauter la banque
 
Catharina Ingelman-Sundberg



Bonjour à toutes et à tous,
 
Aujourd'hui, je vais vous présenter un roman très léger et très drôle, qui peut également paraître surréaliste de par son sujet et son histoire. En effet, ce roman raconte l'histoire de six retraités suédois qui, par ennui, goût de l'aventure et révolte sociale se mettent à commettre des vols dans une banque, un casino de Las Vegas et dans un musée, avec toute la ruse et la malice que leur confère leur âge. Mais c'est sans compter sur les ennemis qui se mettent sur leur chemin : un gang de motards, le commissaire Blomberg et un agent des douanes abruti au premier abord mais qui s'avère d'une aide précieuse.
 
Pour ceux qui l'auraient lu, ce roman est la suite de Comment braquer une banque sans perdre son dentier et une nouvelle aventure sortira le mois prochain : Comment prendre le large sans perdre sa perruque.
  
 
A. Caractéristiques du roman

Titre =  Le gang des dentiers fait sauter la banque
Auteur = Catharina Ingelman-Sundberg  
Edition - Collection = Collection Pocket
Date de première parution = 2015 (en deux parties) et 2016 (en poche, un seul volume)
Nombre de pages =  400 pages


Note pour le roman = 17/20

 
B. Description de l'œuvre (Quatrième de couverture)
   
Märtha et ses acolytes ont quitté leur maison de retraite sordide pour Las Vegas. Ils ne sont pas là pour jouer, ils veulent rafler la mise.
Leurs atouts : des dentiers sauteurs, des déambulateurs et l'innocence de leur âge vénérable. Les jeux sont faits. Riche à millions, le gang rentre en Suède pour une retraite dorée et une redistribution façon Robin des Bois du 3ème âge. Mais le roue tourne : les diamants sont perdus, l'argent a disparu, et une bande de bikers pourrait bien finir par les mettre sur la paille...
 
C. Mon avis sur le roman
   

Quand je l'ai vu, ce livre a immédiatement attiré mon attention de par son titre drôlissime et je m'attendais à un chouette moment de lecture, ce fut effectivement le cas.
Cette histoire de "Robins des Bois du 3ème âge", à la pointe de la technologie, est écrite avec beaucoup de légèreté et de drôlerie et se lit avec énormément de plaisir. Ce qui ajoute d'autant plus de drôlerie à ce roman, ce sont les différentes combines loufoques imaginées par ces petits vieux pour jouer les "Arsène Lupin".

De plus, les nombreux rebondissements du roman donnent toujours plus envie de continuer, jusqu'à la dernière page qui laisse une fin ouverte, ce qui donne envie de lire la suite qui sortira le mois prochain en France.

Bref, un roman à conseiller à quiconque à envie de faire une lecture légère pour se détendre.
 
D. Quelques bons passages du roman
 
Lorsque les liens de solidarité sont menacés, il faut bien que quelqu'un vienne à la rescousse. Et notre bande de retraités avait décidé d'endosser ce rôle. Dans un monde où les riches deviennent sans cesse plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, ils avaient choisi de commettre des actes criminels pour aider les plus défavorisés. C'est pour cette raison qu'ils planifiaient de dévaliser un casino de Las Vegas depuis un mois. Ce casse leur rapporterait une somme bien plus rondelette que la revente d'une poignée de diamants. (p. 22)
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On est bien obligés de voler, souligne Anna-Greta, tu as vu les taux de rémunération de l'épargne ?   (p. 23)
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Toi qui aimes tant les femmes, tu crois qu'elles ont envie de voir un corps tout flasque ? Tout le monde n'a pas la cataracte, je te rappelle, répliqua Märtha sans interrompre ses mouvements  (p. 103) 
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- Quand je pense qu'on a réussi ! s'exclama Anna-Greta. Bientôt, nous pourrons ouvrir une banque.
- Oh non, pas une banque, se récria Märtha en allant chercher une bouteille de champagne et six coupes. Il y en a déjà bien assez comme ça !  
- Oui, mais c'est plus rentable que n'importe quoi. Quand ça marche, on dispose de beaucoup d'argent, et quand ça va mal, on demande à l'État de renflouer les caisses. Nous aussi, on peut le faire, déclara Anna-Greta avec un petit hennissement de satisfaction. Ainsi nous pourrons créer toutes sortes de fonds et inciter les gens à y investir leurs économies...   (p. 154)
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Les mauvaises nouvelles devaient être annoncées quand les gens avaient le ventre plein et l'esprit léger.  (p. 247)
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Bah, nous ne faisons que prendre aux riches pour redonner aux pauvres, objecta Märtha. Et nous ne prenons même pas de frais de commission. (p. 249)
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Quand l'État ne pense qu'au produit national brut et à la croissance en oubliant les hommes et les femmes, il faut bien intervenir, répondit Märtha d'un ton ferme. Et le fait est qu'avec un minimum de travail, nous pouvons aider un maximum de personnes exclues. (p. 252)
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Märtha fixa sa tasse de café : elle comprenait qu'elle devait désormais se montrer plus diplomate si elle voulait entraîner les autres. Car elle n'avait nullement l'intention d'abandonner le combat. Tant que les grands noms de la finance encaissaient des bonus sans aucune contrepartie sur le marché de l'emploi et le partage des richesses, elle continuerait à franchir la ligne rouge. "Notre délit, votre plaisir !" serait sa devise (p. 253)
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C'est fou comme les langues se déliaient devant les personnes âgées. Comme si les vieux avaient cessé de se servir de leur tête. Aux yeux des jeunes et des politiques, ils n'existaient pas. Ils étaient transparents, tout simplement. (p. 284)
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Mais ce n'est pas de ma faute si nous sommes des criminels. Si seulement l'État pouvait se montrer un peu plus responsable... (p. 285)
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Il y a plusieurs manières de s'enrichir, décréta doctement Märtha. Donner de l'argent aux autres est aussi une richesse. Une joie intérieure.  (p. 319)
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Jamais l'ambiance n'avait été aussi morose à la villa. On a été trop aveugles, songea Märtha. Ils avaient jusqu'ici considéré leurs actions comme un engagement envers la société, sans vraiment réfléchir aux conséquences. Ils n'étaient que des voleurs aux yeux de la police. Si ça se trouvait, ils seraient peut-être obligés de s'enfuir de nouveau à l'étranger. Certes, c'était un bon moyen de découvrir d'agréables lieux de villégiature, mais elle avait l'impression qu'ils venaient à peine de rentrer en Suède. Et puis, on ne pouvait pas passer sa vie à faire et défaire ses valises. (p. 333)
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