jeudi 18 août 2016

L'insouciance - Karine Tuil


L'insouciance 

Karine Tuil



Chers toutes et tous,

Je vous révèle enfin le roman qui, selon moi, parmi les quatre que j'ai lus, est le meilleur, celui qui m'a le plus marqué.

Il s'agit du nouveau roman de Karine Tuil, intitulé L'insouciance que je peux résumer ainsi : toute la violence physique et psychologique du monde regroupée en 500 pages

A. Caractéristiques du roman


Titre =  L'insouciance

Auteur =  Karine Tuil

Edition - Collection = Gallimard

Date de première parution = 2016
Nombre de pages =  524 pages
 
Note pour le roman = 18/20
 
B. Description de l'œuvre (Quatrième de couverture)
   
De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.
 
C. Mon avis sur le roman 
  
L’insouciance…ce titre évoque ce contre quoi Karine Tuil souhaite nous mettre en garde.
Ce roman est une véritable claque : le lecteur, insouciant lui-même au début de la lecture, se rend compte, au fur et à mesure du roman de l’extrême violence de la société d’aujourd’hui, souvent cachée au début, mais qui se révèle au compte-gouttes. De plus, Karine Tuil, dans son écriture, a l’art de décocher des vérités que le lecteur reçoit en pleine tête et qui ne peuvent le laisser indifférent, d'autant plus que le livre se réfère vraiment à l'actualité tragique de ces dernières années (guerre en Irak, terrorisme, paranoïa identitaire et théorie du complot, antisémitisme...). De plus, le suspense est ménagé d’un bout à l’autre du livre, ce qui le rend d'autant plus exceptionnel.
En somme, un roman formidable, dont on ne sort cependant pas indemne. Toute la violence de la société contemporaine contenue dans 500 pages doublé d'une excellente écriture et d'une vraie leçon de vie : ne jamais foncer tête baissée et toujours devoir sonder le pour et le contre avant de prendre une décision.
PS : Sans vouloir faire de prédictions irréalistes, il ne m’étonnerait pas que ce roman reçoive un prix littéraire cette année.

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D. Quelques bons passages du roman
Ca surgit à tout moment, ça surprend, c'est traître; vous avez des ambitions, des rêves, des projets -  la trilogie de la construction personnelle -, vous aimez, êtes aimés peut-être, concomitamment, quelle chance, profitez-en, ça ne durera pas, soudain, la roue tourne, c'est votre tour, et vos protestations n'y changeront rien, avancez en rangs serrés, entrez dans la zone de turbulences, entrez dans la cage, il y a de l'animalité dans l'épreuve, vous renoncez à votre urbanité, au caporalisme agressif, vous renoncez à la tyrannie des apparences, à l'effervescence, l'adolescence - l'incandescence, c'était hier - plus rien n'a d'importance passé la reddition, la vie c'est ça, un apprentissage de la perte. (pp. 19-20)
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Dans son milieu, elles étaient nombreuses, les femmes qui envisageaient le mariage comme un processus d'élévation sociale, n'hésitant pas à passer d'un homme de pouvoir à un autre, il suffisait d'évoluer dans un certain cercle d'influence, la loi de l'endogamie ordinaire fonctionnait particulièrement bien au niveau des élites. (p. 36)
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La rage, la rage et l'ambition politique, tout ce qui avait fait d'Osman Diboula ce politicien intuitif, précoce, entravé par le souci de plaire, peut-être, mais quelle énergie, cet homme que le Président avait intégré à son équipe de conseillers, ce cénacle qu'on ne pénétrait qu'après avoir prouvé sa résistance morale et sa fidélité. Son incroyable pouvoir de captation, sa facilité à se placer au centre des choses, un de ces personnages magnétiques dont le charme opère dès l'échange de regards; il a une autorité naturelle, un corps mince, corseté dans des costumes aux tons sombres, des manières un peu précieuses, une élégance désinvolte qui masque la force de prédation, rivaliser; rivaliser...  (p. 40) 
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Après avoir dîné, je suis allé me coucher, découragé par mes observations et mes expériences de la journée. Les notes que j'avais prises au cours de mon dernier voyage n'étaient qu'une masse confuse de noms sans signification. Ce carnet m'avait embrouillé l'esprit chaque fois que je l'avais consulté durant le jour. J'espérais maintenant trouver un répit dans le sommeil, mais non, ce fut dans ma tête un vrai carnaval jusqu'à l'aube, un cauchemar débridé qui n'en finissait pas. (p. 45)
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Il savait ce qu'on disait de lui, il l'avait lu, entendu, deviné, on lui avait rapporté : il est la caution "banlieue" du gouvernement, il a été placé là parce qu'il est noir, les minorités visibles, on en a besoin, un pur produit de la discrimination positive, le Noir de service. A part être noir, quel est l'atout politique d'Osman Diboula ? "On en est encore là ?" pensait-il. Il avait lu Fanon, Césaire, Senghor, Glissant, Baldwin, Wright, Morrisson, oui assez tard, mais ça l'avait transformé. (p. 44)
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Je suis noir. Vous aurez beau faire, lutter contre les préjugés et les discriminations, l'assignation identitaire sera toujours votre croix. Le ghetto mental, il faut du courage pour l'affronter. (p. 49)
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Les écrivains, et, d'une manière générale, les artistes l'avaient toujours fasciné. Il était persuadé qu'il y avait du trouble et de la perversité en eux, un goût de la prédation, la prestidigitation, qu'ils masquaient souvent derrière des apparences lisses; cette duplicité qu'autorisait l'art lui paraissait subversive, quand, dans le milieu des affaires, on tolérait si mal les caractériels, les versatiles, le manque de fiabilité : il fallait inspirer confiance (p. 63)
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La complexité intellectuelle, la subtilité, l'art de la négociation - tout ce qui distingue François -, cette alliance de dons n'a aucune valeur au moment où sa vie sombre dans le chaos. (p. 85)
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La violence du pouvoir, il avait cru s'en préserver, il s'en défendait quand elle prenait la forme d'une agression directe, quand celui qui, la veille encore, vous jurait loyauté et amitié, devenait votre ennemi parce que ses intérêts étaient en jeu, parce qu'il voulait votre place, et il avait passé tout ce temps sur ses gardes, songeant que n'importe qui pourrait précipiter sa chute : sa fonction l'avait rendu paranoïaque. (p.112)
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La mobilité sociale n'était qu'un hochet que la société agitait pour créer une énergie, détourner l'attention. (p. 112)
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Le problème de notre société, c'est qu'on y est constamment conditionné par son identité.  (p. 134)
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La nostalgie, ce sentiment qui prédestine aux plus grandes déceptions. (p. 153)
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A partir d'un certain âge, autour de la quarantaine en général, le rayonnement est fonction de la puissance sociale. L'échec rend moins attirant; seuls les irradiés de la réussite ont le droit d'être aimés. (p. 203)
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Le poison. Le poison de la suspicion raciste. Ca pénètre dans le cœur de l'opinion publique, corrompt l'entendement et le bon sens, pervertit jusqu'à vos proches, le doute est là, désormais. (p. 209).
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"On ne sort pas indemne d'une rencontre avec la mort
- Que voulez-vous dire ?
- Il y a les vivants et les morts, et au milieu d'eux, les morts-vivants, ils sont là, devant vous, ils vous parlent, ils mangent, ils font leur travail mais ils n'appartiennent plus tout à fait à ce monde-là, ils sont passés de l'autre côté et sont revenus, ils ont vu ce que vous ne verrez jamais, ont entendu les cris de la douleur profonde, ils ne sont pas des vôtres. (p. 249)
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- Qu'est-ce qui t'a amenée à l'écriture ? Est-ce que tu te demandes pas pourquoi tu écris ?
- J'écris parce que la vie est incompréhensible (p. 245)
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Consolider les acquis - la confiance, l'estime de soi, la sérénité - quand tout vous ébranle, vous renvoie à vos erreurs, vos fêlures, quand tout vous rappelle que vous êtes devenu hors système, le passé se pavane devant le présent - médiocre ! Pendant plus de vingt ans, vous avez travaillé jusqu'à vingt heures par jour, voyagé plusieurs fois par semaine pour rencontrer des clients à travers le monde, réalisé des transactions dont les montants atteignaient des milliards de dollars, ça remplissait votre vie. Et en quelques instants, tout ce que vous avez construit est pulvérisé. (p. 291)
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Malgré toi, tu as touché des points de frictions : la concurrence victimaire, le mythe de la domination juive, le juif puissant contre le Noir exploité, le capitalisme contre le Tiers-mondisme, vagues héritages du colonialisme. Tu t'es retrouvé au cœur d'une rivalité malsaine que j'appelle la compétition des peines. Certains considèrent  que seules les souffrances juives ont été reconnues et indemnisées alors que les victimes de l'esclavage, elles, n'ont pas eu ce traitement. Sur l'échelle de la souffrance humaine, la vie d'un juif aurait plus de valeur... (p. 303)
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Il n'a connu qu'une représentation manichéenne du monde : il y a le Bien, il y a le Mal, il appartient à la caste des Bienheureux. Et puis un jour, il découvre qu'on lui a menti. Le monde n'était pas ce cocon chaleureux et doux où les gens vous passaient les plats en souriant. L'enfance est une imposture dont il découvrait les ressorts ineptes à l'âge adulte. Il avait été manipulé comme les autres, et il devrait rentrer chez lui finir son assiette comme s'il n'avait rien vu ? Il a tout vu, il en veut à la terre entière, il ne comprend plus rien. (p. 315)
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Au pouvoir, l'affectivité ne doit pas être un territoire investi. Elle n'est qu'un moyen d'obtenir quelque chose qui pourrait servir des intérêts supérieurs, il avait mis beaucoup de temps à le comprendre. Il y avait bien des affinités électives, oui, mais sans effusion. La tentation du cynisme ? Non. Mais il avait vu le pouvoir de près, il en avait saisi les codes. Il était sûr à présent de ne pas tomber dans les pièges d'une proximité factice. (p. 318)
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Aucun homme de vingt ans n'est préparé à émettre ses dernières volontés : choisir entre inhumation et incinération ; choisir le type de pierre tombale, le passage de la Bible qui serait lu à l'enterrement, la musique qui serait jouée et jusqu'à la liste d'effets personnels avec lesquels on voudrait être mis en terre. Personne n'est préparé à dire au revoir à ses parents, sa femme, ses amis, en pensant qu'il s'agit peut-être d'un adieu définitif... (p. 330)
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Devenir l'incarnation démocratique, le symbole d'une diversité républicaine moderne - un grand homme politique qui marquerait l'histoire; avoir sa page dans le grand roman national, Osman en rêvait. Son nouveau poste, il perçoit très vite, suscite la méfiance de quelques-uns, mais provoque aussi un intérêt médiatique tel qu'il n'en a jamais connu et dont il est bien décidé, cette fois, à profiter. Il était maintenant l'objet de toutes les flatteries mais aussi de toutes les attaques. [...] Il était seul. Il ne faisait pas partie d'un réseau ou d'un corps soudé comme la plupart de ses confrères tous biberonnés au lait de l'élitisme, promus conseillers, ministres, sans avoir jamais gagné une élection locale - les diplômes établissant la hiérarchie. Il s'était entièrement dédié à son travail, mais que représentaient l'enthousiasme, l'énergie et l'investissement personnel face à une adversité intellectualisée, gonflée d'orgueil ? (p. 373)





 

La valse des arbres et du ciel - Jean-Michel Guénassia

 
La valse des arbres et du ciel
 
Jean-Michel Guénassia




Troisième papier, (on s'achemine doucement vers l'apothéose de ces premiers romans de la rentrée littéraire) et troisième roman qui, lui, nous transporte à la fin du XIXe siècle, dans la vie de personnages très connus : un des peintres les plus connus (si ce n'est le plus connu) de l'époque, j'ai nommé Vincent Van Gogh et son "amante" Marguerite Gachet, la sœur du fameux Docteur Gachet.
 
Le roman est davantage centré sur le personnage de Marguerite Gachet, (Van Gogh n'apparaît qu'aux environs de la page 100) et se partage entre l'histoire passionnée des deux "amants" (Jean-Michel Guénassia nous confie, à la fin, que la réalité du propos est fortement remise en question) et un véritable cours sur la condition de la femme au XIXe siècle.
 
 

A. Caractéristiques du roman


Titre =  La valse des arbres et du ciel

Auteur =  Jean-Michel Guénassia

Edition - Collection = Editions Albin Michel  

Date de première parution = 2016

Nombre de pages =  XXXX pages
 

Note pour le roman = 15/20
 


B. Description de l'œuvre (Quatrième de couverture)
   
Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies. Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours.

Et si le docteur Gachet n'’avait pas été l’'ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’'était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?…

Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l’artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu'’il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu’'on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes.

 
 C. Mon avis sur le roman 
  
Jean-Michel Guénassia nous offre un récit très intéressant qui, au-delà de la volonté biographique et de l'histoire d'amour, nous dresse un portrait cinglant de la condition féminine et de la condition d'artiste à la fin du XIXe siècle, grâce à cette histoire "interdite" entre Marguerite Gachet et Vincent Van Gogh.
 
Ce roman, accuse, certes,  quelques longueurs, par endroits, mais l'ensemble se laisse lire avec grand plaisir. De plus, la précision historique, de la psychologie des personnages et la fin inattendue contribuent à donner encore plus d'envergure au récit. Cependant, je crois que ceux qui ne s'intéressent ni à Van Gogh, ni à l'Histoire, ni à la peinture, ne seront pas intéressés par ce roman.
 
 
 
D. Quelques bons passages du roman
 
A venir
 
 
 
 

La suture - Sophie Daull

 
La suture 
 
Sophie Daull




Le deuxième papier de cette journée spéciale "Rentrée Littéraire" concernera le second roman d'une personne dont le premier avait fait un tabac et avait fait pleurer la France entière. Je parle de Sophie Daull, auteure de Camille, mon envolée.
 
Pour son second roman, elle nous emmène du côté de la vie de sa mère, Nicole. Pour cette histoire, Sophie Daull utilise un procédé littéraire relativement intéressant qui "coud ensemble" la vie réelle de sa mère avec des parties totalement imaginaires, d'où le titre La Suture.
 

A. Caractéristiques du roman


Titre =  La suture

Auteur =  Sophie Daull

Edition - Collection = Editions Philippe Rey

Date de première parution = 2016

Nombre de pages =  208 pages
 

Note pour le roman = 15/20
 


B. Description de l'œuvre (Quatrième de couverture)
   
Alors qu’elle vient de perdre Camille, sa fille de seize ans, Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices – quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures –, elle entreprend de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu’elle a connus, et tente de reconstituer ainsi une existence troublante.

À larges aiguillées joyeuses, poétiques ou bancales, l’auteure va coudre passé et présent, fiction et réalité, grand-mère et petite-fille, dans ce roman en forme d’enquête généalogique, qui vagabonde dans la France de l’après-guerre jusqu’aux années 80.

Se dessine ainsi la figure de Nicole, dont la frêle beauté et la timidité intriguent, porteuse d’une énigme qu’elle semble elle-même ignorer, chahutée depuis l’enfance par les rudesses d’une vie sans ménagement. Nicole, que le lecteur débusquera avec émotion derrière ses larges lunettes et la fumée de ses Gitanes…

 
 C. Mon avis sur le roman 
  
Dans ce roman, grâce à de mystérieuses photos (procédé rappelant Les années d'Annie Ernaux), Sophie Daull emmène le lecteur, entre Contrexéville, Belfort et... à la recherche des origines de sa mère, Nicole, tout en constituant cette fameuse suture entre ses souvenirs et une part de la vie de sa mère qu'elle crée elle-même, tout en faisant part au lecteur de la difficulté de l'opération
 
Ce roman, à l'écriture relativement agréable se partage entre les étapes d'une quête passionnante des origines et le récit d'une autre vie, celle de Nicole, qui a connu bien des embûches (et qui se termine de façon tragique). De plus, le ton contraste nettement avec le ton larmoyant de Camille, mon envolée. En somme, ce roman demeure un beau moment de lecture et de littérature.
 
 
 
D. Quelques bons passages du roman
 
A venir
 
 
 
 

De beaux jours à venir - Megan Kruse

 
De beaux jours à venir
 
Megan Kruse




Bonjour à toutes et à tous.
 
Aujourd'hui est un grand jour pour nous, lecteurs avertis et compulsifs : en effet, aujourd'hui, c'est officiellement le jour de la Rentrée Littéraire 2016. Et pour fêter cet événement annuel, je vous offre, en cette belle matinée, pas moins de quatre critiques de livres de cette rentrée littéraire, que j'ai déjà eu l'occasion de lire. Je procéderai de celui que j'ai le moins aimé à celui que je considère comme le meilleur.
 
Le premier des quatre livres (donc celui qui m'a le moins plu) est un roman d'une écrivaine américaine, nommée Megan Kruse. Ce roman est intitulé De beaux jours à venir et est édité chez Denoël.
 

A. Caractéristiques du roman


Titre =  De beaux jours à venir

Auteur =  Megan Kruse

Edition - Collection = Editions Denoël

Date de première parution = 2016

Nombre de pages =  384 pages
 

Note pour le roman = 11/20
 


B. Description de l'œuvre (Quatrième de couverture)
   
Depuis des années, Amy subit la violence de Gary. Jusqu’au jour où elle reçoit le coup de trop et décide de s’enfuir avec ses deux enfants, Jackson, dix-huit ans, et Lydia, treize ans.
 
Premier arrêt au Starlight, motel crasseux qui va leur servir de refuge. Tous les trois s'endorment sereins et soulagés, mais au petit matin Jackson a disparu. Croyant gagner l’amour d’un père qui le rejette, il est retourné chez eux et a trahi sa mère et sa sœur en révélant à Gary l’adresse du motel. Amy se rend alors à l’évidence : si elle veut assurer sa sécurité et celle de Lydia, elle va devoir abandonner son fils.
 
Cette séparation brise le cœur de la petite fille, très attachée à ce frère doux et différent. Jackson, de son côté, doit désormais se débrouiller seul, tiraillé entre la recherche désespérée de l’amour paternel, sa culpabilité et sa difficulté à gérer son homosexualité naissante.

 
 
 C. Mon avis sur le roman 
  
Un seul mot, pour moi, peut résumer ce livre : lourdeur. Ce roman nous place au milieu d'une atmosphère extrêmement pesante : entre un père violent, une mère barmaid dans un bar peu fréquentable, le fils homosexuel qui se prostitue avant de se retrouver dans une relation avec un homme marié...et j'en passe.
 
De plus, l'organisation du roman peut sans aucun doute semer le trouble dans la tête du lecteur : en effet, l'auteure ne cesse de mélanger les temps de fiction : les aller-retour entre passé et présent sont bien trop réguliers. De plus, la séparation des personnages et leurs diverses histoires qui se mélangent donnent un ensemble un peu lourd à avaler... 
 
 
 
D. Quelques bons passages du roman
 
A venir