mercredi 27 janvier 2016

L'aveuglement - José Saramago

 
 
 L'aveuglement 

 José Saramago  
 
 
 
 
Bonjour à toutes et à tous.
 
Ce nouveau papier (déjà troisième de l'année) sera consacré à un roman que j'ai dû lire pour des raisons professionnelles, qui m'a plu mais qui est très dur à lire. Cet ouvrage est le roman de José Saramago (Prix Nobel 1998), L'aveuglement.
 
 
A. Caractéristiques du roman
 
Titre =  L'aveuglement
 
Auteur =  José Saramago
 
Edition - Collection = Collection Points Seuil (n° P722)
 
Date de première parution = 1995 au Portugal et 1997 pour la traduction française
 
Nombre de pages =  355 pages

Ma note pour le roman =  14/20
 
 
B. Petit mot sur l'auteure

José Saramago est né en 1922 à Azinhaga au Portugal. Il a été directeur adjoint du quotidien Diario de noticias pendant plusieurs années. Son œuvre, qui comprend des romans, des essais, de la poésie et du théâtre, est traduite dans le monde entier. Docteur Honoris Causa de plusieurs universités, dont celle de Bordeaux, il a reçu en 1995 le prix Camoens, la plus haute distinction des lettres portugaises, et le prix Nobel de littérature en 1998. Il est décédé à Lanzarote en 2010. Parmi ses œuvres les plus marquantes, on retrouve L'Evangile selon Jésus-Christ, L'aveuglement, L'autre comme moi ou encore La lucidité.
 
 
C. Résumé de quatrième de couverture

 
Un homme devient soudainement aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. Mis en quarantaine, privés de tout repère, les hordes d'aveugles tentent de survivre à n'importe quel prix. Seule une femme n'a pas été frappée par la "blancheur lumineuse". Saura-t-elle les guider hors de ces ténèbres désertées par l'humanité ?
 
 
D. Mon avis sur le livre
 
Ce roman d'environ 350 pages dépeint avec justesse une civilisation qui, ayant perdu le sens de la vue, perd tout repère, tout sens commun et tente non seulement de survivre mais également de se réinventer à travers cette cécité subite.

Il faut dire que l'atmosphère véhiculée par ce roman est très souvent pesante et empuantie, avec parfois des détails assez sordides (concernant la saleté, le tombereau de merde dans les rues ou dans l'asile ou les cadavres déchiquetés par les chiens, par exemple), ce qui rend le texte très difficile à lire pour qui n'a pas le cœur bien accroché.

Cela étant, José Saramago a le mérite, dans sa littérature, en général, de faire passer un message clair sur la société d'aujourd'hui, via cette esthétique de l'aveuglement. Qui plus est, il agrémente son roman de petites maximes et de petites réflexions sur la vie et la société qui déclenchent une véritable réflexion sur la direction que prend notre société d'aujourd'hui.

En somme, un roman qui est certes difficile à lire à cause des détails parfois sordides qu'il y donne, mais qui constitue une véritable réflexion sur la société telle qu'elle est aujourd'hui.